Dans cet évangile, nous voyons le Christ Ressuscité, et nous voyons aussi la Résurrection de Pierre.
Pierre, qui a renié 3 fois mais qui va affirmer aussi trois fois son amour à son Seigneur, son pauvre amour. C’est aussi, le moment où Pierre devient le premier pape : « Sois le pasteur de mes brebis ».
Tout cela se passe dans le cadre d’une histoire très concrète :
a) 153 poissons dans le filet qui ne se déchire pas.
b) Pierre se jette dans la mer quand il reconnaît son Seigneur.
c) Tout se passe autour d’un repas, avec du poisson grillé.
Que signifient ces signes ?
a) 153 poissons, comme le nombre de nations / poisson alors connus. C’est le symbole, le signe d’une totalité. Autre interprétation possible mais avec le même sens : 153 = 1 + 2 + 3 + 4 + … 16 + 17. Dans tous les cas, ce sont les signes d’une totalité. Et, ici, évidemment, ce filet qui ne se déchire pas est l’image de l’Eglise.
b) Pierre se jette dans la mer, comme Jonas, le prophète rebelle. Simon est le « Fils de Jonas », c’est le nom de son père. Le nom de Jonas en Langue des Signes (un homme qui descend au fond du gouffre et qui remonte sur le rivage) est à lui seul un signe de résurrection
c) Le repas se passe autour d’un feu de braise. Pierre a renié autour d’un feu, il est interrogé autour d’un feu. Et sur ce feu : un poisson. Encore Jonas. Jésus a de l’humour d’accueillir le « Fils de Jonas » (Pierre) par ce petit poisson… Amour et humour font souvent bon ménage.
Sur cette image, on remarquera l’échange de regards entre Jésus et Pierre.
2.Trois questions, trois réponses
Puis viennent les 3 questions : Jésus ne veut pas enfoncer Pierre, mais le relever (comme Jonas), il veut libérer son amour. « Qui sème dans les larmes, moissonne dans la joie » est-il dit dans le psaume. C’est une phrase de Résurrection. Pierre est triste quand la troisième fois Jésus lui demande « Pierre m’aimes-tu ? »
Auparavant, il lui avait demandé :
– M’aimes-tu vraiment ? Et Pierre avait répondu : par un petit « Je t’aime » (mais pas « Je t’aime vraiment ».
Le Salut de Pierre c’est quand il dit : « Tu sais tout », « Tu connais tout », c’est-à-dire « tu sais que je ne t’aime pas vraiment ». Il y a de la tristesse de Pierre de ne pas aimer. Nous avons tous cette tristesse de ne pas aimer assez, de ne pas aimer vraiment. Quand nous pouvons la dire à Dieu, Dieu lui nous dit : « Suis-moi tel que tu es ».
Le pauvre amour de Pierre est sa richesse. Sa fidélité sera dans ce pauvre amour mais ressuscité.
3. L’histoire de Pierre, l’histoire de toute l’Eglise, l’histoire de tout disciple.
Ce n’est pas seulement l’histoire de Pierre que nous avons entendue. C’est l’histoire de toute l’Eglise, de tout chrétien. L’Eglise naît dans cette triple affirmation de l’amour de Pierre. Saint Paul pourra dire pareillement : « Sans l’amour, je ne suis rien ». Nous ne sommes rien sans l’amour, alors : même avec notre pauvre amour, nous sommes importants.
L’amour de Pierre est ressuscité et Pierre va pouvoir être porteur de vie pour les brebis de l’Eglise.
Conclusion : Etre disciple du Christ, c’est être témoin de l’amour qui nous relève.
C’est être témoin d’un Dieu qui nous aime. Dieu nous dit « Suis-moi tel que tu es, suis-moi tel que tu m’aimes ». Même quand il est petit, notre amour garde une force atomique !
Jean 21, 1-19 – Saint-Augustin, Rennes
Fr. Xavier Loppinet

Je suis né en 1989 en République du Congo. Issu d’une famille croyante et pratiquante, je suis le troisième d’une fratrie de six enfants. Ma vocation à la vie sacerdotale est née très tôt, au sein du groupe des servants d’autel, alors que j’étais encore à l’école primaire.
Après avoir obtenu mon Brevet d’études du premier cycle (BEPC), je suis entré successivement au Moyen Séminaire en 2005, puis au Grand Séminaire de Philosophie en 2008, après l’obtention du baccalauréat, et enfin au Grand Séminaire de Théologie en 2011.
J’ai été ordonné diacre le 8 octobre 2016 et prêtre le 1er juillet 2017 à Brazzaville. De 2017 à 2023, j’ai exercé différents ministères pastoraux dans mon diocèse d’origine. En septembre 2023, j’ai été envoyé en mission pastorale dans le diocèse de Rennes.
Après trois années de ministère pastoral à la paroisse de Redon, je suis, pour cette nouvelle année pastorale, affecté à la paroisse Saint Augustin de Rennes comme prêtre étudiant et auxiliaire pastoral. J’assure également le service d’aumônier auprès de la communauté des Petites Sœurs des Pauvres.

Je suis né le 11 septembre 1969 à Léo au Burkina Faso
De 1993 à 2000 : Études au grand séminaire de Koumi au Burkina Faso
Ordination sacerdotale : 03 décembre 2000 à Bobo Dioulasso
Devise sacerdotale : « Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » Jn15,13
De 2000 à 2003 : Vicaire à la paroisse de Ténado.
De 2003 à 2006 : Vicaire à la paroisse de Zoula/Réo
De 2006 à 2010 : Directeur Diocésain des Moyens de Communication Sociale et Directeur de la Radio FM Notre Dame de la Réconciliation de Koudougou
De 2010 à 2013 : Vicaire et Curé de la paroisse de Latoden
De 2013 à 2017 : Vicaire à la paroisse cathédrale saint Augustin de Koudougou, et en 2014 nommé Aumônier militaire du diocèse.
De 2017 à 2025 : Directeur Diocésain des Moyens de Communication Sociale, Directeur de la Radio FM Notre Dame de la Réconciliation et Aumônier Militaire du diocèse.
De 2025 à 2026 : En mission Fidei Donum à Rennes dans la paroisse de Chateaubourg
Depuis le 01 septembre 2026 nommé prêtre Auxiliaire à la paroisse saint Augustin
Mes passions : la lecture, les voyages et découvertes

Je suis une personne handicapée physique de naissance, née le 15 novembre 1962.
Ordonné prêtre depuis juillet 1989, j’ai exercé mes ministères partagés entre ma mission en paroisse et auprès de plusieurs Mouvements et Services d’Église. De 2011 à 2020, j’ai vécu une première expérience à la paroisse St Augustin. Après un départ de trois ans vers sept missions, me voici nommé parmi vous, pour vous et avec vous, curé de la paroisse.
Ma vie de foi est soutenue par la source de Dieu à laquelle je puise dans la prière, la Parole de Dieu et l’eucharistie, et m’abreuve de la spiritualité de saint Charles de Foucauld. Les rencontres humaines sont également pour moi un lieu de « visitation » où je me laisse éclabousser par la présence de Jésus, en me « plongeant » dans son mystère pascal de vie, de mort et de Résurrection.
Je n’oublie pas de me mettre humblement à l’écoute du Souffle de Dieu, c’est lui qui fait l’unité de ma vie, qui m’appelle à la conversion et me titille, pour m’économiser et garder du temps pour moi.
« Je suis venu pour que les êtres humains aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »
Ce verset de Jean 10, 10 me booste, je suis un gourmet et même un passionné de vie.
Très attentionné à l’actualité de notre humanité, entre beauté et souffrance, je me définis comme un positif réaliste aimant les balades en pleine nature (accessibles, c’est mieux !), la lecture, la création artistique, la rencontre de l’autre différent de moi, l’humour, etc.

Paul Bosse-Platière (né en 1937) est diacre depuis 1982. Marié à Brigitte ; ils ont cinq enfants et onze petits-enfants. Ancien journaliste et notamment informateur religieux à Ouest-France. Il a assuré pendant plusieurs années un service d’accompagnement spirituel.

Vincent Hallaire, né en 1954, a été ordonné diacre en 2013. Il est marié à Bénédicte, ils ont cinq enfants et treize petits-enfants.
Vincent était chercheur à l’INRAE. Il est aujourd’hui responsable diocésain du service de l’accompagnement spirituel. Sur la paroisse, il accompagne le groupe Présence.

Vincent Mahé a été ordonné diacre permanent le 1er mars 2020. Marié depuis 1998 avec Noëlie, il a 4 enfants.
Il est investi auprès des Collectifs du 6, rue de l’Hôtel Dieu, qui assurent une présence et un soutien auprès des personnes en grande précarité ou dans l’isolement.
Il travaille dans les laboratoires de recherche et développement d’Orange. Il est particulièrement sensible aux différentes formes d’exclusion numérique.
Depuis septembre 2024, il est délégué diocésain à l’œcuménisme.