Première lecture : « J’ai pris Cyrus par la main pour lui soumettre les nations » (Is 45, 1.4-6)
Deuxième lecture : « Nous nous souvenons de votre foi, de votre charité, de votre espérance » (1 Th 1, 1-5b)
Évangile : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 15-21)
“Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu” (Marc 12, 14-17).
De la réponse de Jésus, on a surtout retenu la première partie : “Rendez à César ce qui est à César”. Et on en a fait le fondement d’une obligation de loyauté à l’égard du pouvoir politique.
Contrairement à l’interprétation courante, la pointe de la réponse de Jésus se trouve dans la deuxième partie : “Rendez à Dieu ce qui est à Dieu”.
Et j’écoutais l’autre jour une intervention du père Pascal Ide à Paray le monial, ce lieu où Jésus a révélé son cœur débordant d’amour. Il rappelait que de nombreuses études montrent que de toutes les attitudes positives (amour, pardon, don, …), celle qui apporte le plus de bénéfice intérieur, physique et psychologique, mais aussi extérieur (i.e. relationnel), c’est la gratitude.
St Thomas d’Aquin a écrit un gros livre : en une phrase on peut résumer toute la somme.
Il dit : “Dieu est celui qui est en sortie de lui-même. Et il poursuit son œuvre par la Création.
L’homme est celui qui est à l’image de Dieu.
Et il pose la question : quelle est l’œuvre de l’homme ?
Et bien entendu, il donne une proposition de réponse : L’œuvre de l’homme c’est que tout ce qu’il a reçu, il le fait remonter.”
Tout ce que nous avons reçu, nous le redonnons.
et donc l’œuvre de l’homme c’est de transformer en action de grâce, ce qu’il a reçu en grâce.
Le 8 octobre dernier, pour les Laudes, nous avons pu lire ce passage de la 1ère lettre de Pierre (1 P 4, 10-11) :
“Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, comme de bons gérants de la grâce de Dieu sous toutes ses formes : si quelqu’un a le don de parler, qu’il dise la parole de Dieu ; s’il a le don du service, qu’il s’en acquitte avec la force que Dieu communique. Ainsi, en toute chose, Dieu recevra sa gloire par Jésus Christ.”
En cette année de l’appel, chacun de nous est invité à se poser cette question :
Qu’est-ce que j’ai reçu que je peux donner à mon tour ?
Jésus aussi est action de grâce, il s’est fait eucharistie. En fait, toute sa vie est action de grâce de ce qu’il a reçu du Père. Dieu est pleinement Père. Il est aussi pleinement Fils qui se reçoit du Père et qui rend au Père ce qu’il a reçu de Lui. C’est une circulation d’amour.
Et il y a 5 passages dans l’évangile où Jésus exprime explicitement avec des mots sa gratitude envers le Père :
D’abord en Matthieu 11, 25 (et en Luc 10, 21), il rend grâce à Dieu d’avoir caché le royaume aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout petits.
Il exulte que Dieu se révèle d’abord aux plus humbles. Il exulte parce qu’il faut un cœur de pauvre pour accueillir sa parole et commencer à voir le royaume à l’œuvre dès ici bas.
Deuxième moment où Jésus rend grâce à Dieu : il y a cette foule immense qui a faim. Et il va multiplier les pains.
Il rend grâce d’abord pour le don de Dieu avant de pouvoir à son tour nourrir les autres.
Troisième moment où Jésus rend grâce à Dieu : avant la résurrection de Lazare.
La gratitude c’est ce qui fait circuler les dons et donc c’est ce qui fait revivre. Comme le sang dans le cœur qui a besoin de ce double mouvement de systole et diastole pour circuler.
Quatrième moment où Jésus rend grâce à Dieu : avant sa résurrection, pendant le dernier repas. Alors que tout semble perdu, il sait qu’il a été trahi et que sa condamnation est proche. Et pourtant, il convie ses disciples au repas pascal, il continue à prendre du temps avec eux malgré l’obscurité et il se donne en nourriture.
La gratitude n’annule pas les difficultés, elles sont toujours là. Mais, il n’y a pas que des difficultés. Nous sommes tous bénis. Il nous arrive tous de belles choses dans notre journée. La question c’est : est-ce que j’ai les yeux ouverts pour voir ces bénédictions encore présentes malgré les difficultés ?
Enfin, le dernier moment, c’est après sa résurrection. Avec les disciples d’Emmaüs.
Jésus prend le pain, rend grâce, il le rompt et le leur donne. Et c’est à ce geste que les disciples le reconnaissent.
La gratitude suppose de prendre le temps de regarder ce que l’on reçoit gratuitement de Dieu, de s’arrêter pour percevoir la présence de Dieu à nos côtés. Plus je perçois que ce don est gratuit, plus je ressens en moi de la gratitude. Et plus je me laisse toucher par la gratuité de ce don, plus je ressens en moi l’amour que Dieu a pour moi et plus je vais avoir envie de me donner en retour.
La gratitude va susciter en moi le désir d’agir et de faire de même.
On ressent alors la même chose que les disciples d’Emmaüs : notre cœur n’était-il pas tout brûlant alors qu’il était avec nous ?
Alors, pour finir, Pascal Ide donne une petite astuce pour “rendre à Dieu ce qui est à Dieu”. Prendre le temps, chaque jour, de remplir un petit cahier de gratitude où je détaille ce que j’ai reçu : merci Seigneur pour ce lever de soleil, merci Seigneur pour ce sourire d’enfant, merci Seigneur pour cette personne qui reste à mes côtés alors que je suis malade, …
Et peut-être qu’un jour nous parviendrons à dire l’action de grâce ultime, celle attribuée à St François d’Assise par Eloi Leclerc : “Dieu est, et cela suffit.”

Je suis né en 1989 en République du Congo. Issu d’une famille croyante et pratiquante, je suis le troisième d’une fratrie de six enfants. Ma vocation à la vie sacerdotale est née très tôt, au sein du groupe des servants d’autel, alors que j’étais encore à l’école primaire.
Après avoir obtenu mon Brevet d’études du premier cycle (BEPC), je suis entré successivement au Moyen Séminaire en 2005, puis au Grand Séminaire de Philosophie en 2008, après l’obtention du baccalauréat, et enfin au Grand Séminaire de Théologie en 2011.
J’ai été ordonné diacre le 8 octobre 2016 et prêtre le 1er juillet 2017 à Brazzaville. De 2017 à 2023, j’ai exercé différents ministères pastoraux dans mon diocèse d’origine. En septembre 2023, j’ai été envoyé en mission pastorale dans le diocèse de Rennes.
Après trois années de ministère pastoral à la paroisse de Redon, je suis, pour cette nouvelle année pastorale, affecté à la paroisse Saint Augustin de Rennes comme prêtre étudiant et auxiliaire pastoral. J’assure également le service d’aumônier auprès de la communauté des Petites Sœurs des Pauvres.

Je suis né le 11 septembre 1969 à Léo au Burkina Faso
De 1993 à 2000 : Études au grand séminaire de Koumi au Burkina Faso
Ordination sacerdotale : 03 décembre 2000 à Bobo Dioulasso
Devise sacerdotale : « Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » Jn15,13
De 2000 à 2003 : Vicaire à la paroisse de Ténado.
De 2003 à 2006 : Vicaire à la paroisse de Zoula/Réo
De 2006 à 2010 : Directeur Diocésain des Moyens de Communication Sociale et Directeur de la Radio FM Notre Dame de la Réconciliation de Koudougou
De 2010 à 2013 : Vicaire et Curé de la paroisse de Latoden
De 2013 à 2017 : Vicaire à la paroisse cathédrale saint Augustin de Koudougou, et en 2014 nommé Aumônier militaire du diocèse.
De 2017 à 2025 : Directeur Diocésain des Moyens de Communication Sociale, Directeur de la Radio FM Notre Dame de la Réconciliation et Aumônier Militaire du diocèse.
De 2025 à 2026 : En mission Fidei Donum à Rennes dans la paroisse de Chateaubourg
Depuis le 01 septembre 2026 nommé prêtre Auxiliaire à la paroisse saint Augustin
Mes passions : la lecture, les voyages et découvertes

Je suis une personne handicapée physique de naissance, née le 15 novembre 1962.
Ordonné prêtre depuis juillet 1989, j’ai exercé mes ministères partagés entre ma mission en paroisse et auprès de plusieurs Mouvements et Services d’Église. De 2011 à 2020, j’ai vécu une première expérience à la paroisse St Augustin. Après un départ de trois ans vers sept missions, me voici nommé parmi vous, pour vous et avec vous, curé de la paroisse.
Ma vie de foi est soutenue par la source de Dieu à laquelle je puise dans la prière, la Parole de Dieu et l’eucharistie, et m’abreuve de la spiritualité de saint Charles de Foucauld. Les rencontres humaines sont également pour moi un lieu de « visitation » où je me laisse éclabousser par la présence de Jésus, en me « plongeant » dans son mystère pascal de vie, de mort et de Résurrection.
Je n’oublie pas de me mettre humblement à l’écoute du Souffle de Dieu, c’est lui qui fait l’unité de ma vie, qui m’appelle à la conversion et me titille, pour m’économiser et garder du temps pour moi.
« Je suis venu pour que les êtres humains aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »
Ce verset de Jean 10, 10 me booste, je suis un gourmet et même un passionné de vie.
Très attentionné à l’actualité de notre humanité, entre beauté et souffrance, je me définis comme un positif réaliste aimant les balades en pleine nature (accessibles, c’est mieux !), la lecture, la création artistique, la rencontre de l’autre différent de moi, l’humour, etc.

Paul Bosse-Platière (né en 1937) est diacre depuis 1982. Marié à Brigitte ; ils ont cinq enfants et onze petits-enfants. Ancien journaliste et notamment informateur religieux à Ouest-France. Il a assuré pendant plusieurs années un service d’accompagnement spirituel.

Vincent Hallaire, né en 1954, a été ordonné diacre en 2013. Il est marié à Bénédicte, ils ont cinq enfants et treize petits-enfants.
Vincent était chercheur à l’INRAE. Il est aujourd’hui responsable diocésain du service de l’accompagnement spirituel. Sur la paroisse, il accompagne le groupe Présence.

Vincent Mahé a été ordonné diacre permanent le 1er mars 2020. Marié depuis 1998 avec Noëlie, il a 4 enfants.
Il est investi auprès des Collectifs du 6, rue de l’Hôtel Dieu, qui assurent une présence et un soutien auprès des personnes en grande précarité ou dans l’isolement.
Il travaille dans les laboratoires de recherche et développement d’Orange. Il est particulièrement sensible aux différentes formes d’exclusion numérique.
Depuis septembre 2024, il est délégué diocésain à l’œcuménisme.