Première lecture : « Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir » (Ac 2, 14.22b-33)
Deuxième lecture : « Vous avez été rachetés par un sang précieux, celui d’un agneau sans tache, le Christ » (1 P 1, 17-21)
Évangile : « Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24, 13-35)
En discutant avec différentes personnes, je me suis rendu compte que ce texte des pèlerins d’Emmaüs parle à beaucoup de gens.
L’évangéliste Luc a volontairement omis de donner le nom d’une des deux personnes, on ne sait même pas s’il s’agit d’un homme ou d’une femme d’ailleurs. Il parle de deux disciples. Vous savez le mot “disciple” ça signifie “celui qui apprend” d’un maître.
Ce texte nous rejoint car nous sommes tous des pèlerins, un peu comme eux, sur la route de la vie, avec nos doutes, nos questionnements, nos désillusions, notre espérance aussi. Il nous est tous arrivé d’être triste, découragé parce que ce en quoi nous avions mis notre espoir ne s’est pas déroulé comme prévu.
Mais il nous est aussi tous arrivé, enfin je l’espère pour vous, d’avoir un jour rencontré le Seigneur et d’avoir eu le cœur tout brûlant, enthousiasmé par sa parole, par sa présence à vos côtés.
Alors puisque nous avons la chance ce week-end d’avoir un baptême (Selena) et une première communion (Joanna), je voulais en profiter pour insister sur deux enseignements que nous pouvons tirer de ce passage d’Évangile.
Premier enseignement : l’importance de prendre le temps pour cheminer avec Jésus. il y a comme un rythme assez lent dans ce texte. Jésus prend le temps de marcher avec ses disciples, d’écouter ce qu’ils ont à dire, comment ils perçoivent les choses. Il se met à leur niveau, essaie de comprendre ce qu’ils ressentent et de voir où ils en sont dans leur chemin de foi. Il les rejoint dans leur quotidien, leurs soucis. Jésus prend ensuite le temps de leur expliquer les écritures. Et on voit bien que peu à peu, quelque chose commence à germer dans leur cœur, un peu comme une fontaine qui se met à jaillir. Mais avant cela, il a fallu qu’une relation de confiance et d’amitié se mette en place.
Alors je vous invite à retenir cela : comme le disait notre pape François, dans son encyclique “La joie de l’Evangile”, “le temps est supérieur à l’espace”. C’est à dire, ce qui a le plus de valeur aujourd’hui, c’est le temps que vous pouvez consacrer au Seigneur et à vos frères et sœurs en humanité. Parce qu’apprendre à connaître quelqu’un, à créer une relation d’amitié avec cette personne, cela nécessite de savoir s’arrêter dans sa frénésie quotidienne. C’est la chose la plus précieuse que vous pouvez donner aux autres. Et le Seigneur, lui aussi, a le temps (toute l’éternité en fait) pour vous aider à grandir. Il suffit juste de Lui faire confiance et de ne pas forcément chercher des résultats immédiats. Si vous prenez un peu de temps avec Lui chaque jour, Il vous aidera à relire votre vie, à relativiser ce que vous pensez être des échecs. Et il vous redira son amour, sa miséricorde. Et quand ça ne va pas, que vous êtes découragés, criez vers Lui et redites lui votre foi, comme le psalmiste que nous venons d’entendre.
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. » (Ps 15)
Deuxième enseignement : on n’est pas chrétien tout seul. Si vous relisez le texte des pèlerins d’Emmaüs, vous y retrouverez à peu près tout ce qui constitue la vie de notre paroisse :
Bref, à vous de trouver votre place maintenant dans un de ces groupes, puisque les pèlerins d’Emmaüs c’est chacun de vous.
Et puisque depuis la Pentecôte, le Seigneur vient faire sa demeure en nous, n’oublions pas que parfois le Seigneur se manifeste à travers nous, pour d’autres pèlerins qui sont en quête de sens.
C’est pourquoi à Saint Augustin, depuis longtemps, lors d’un baptême, le célébrant dit cette phrase magnifique qui résume assez bien tout ce que je viens de dire :
“Fais paraître dans ta vie un visage de Jésus-Christ que nul n’a encore manifesté.”

Je suis une personne handicapée physique de naissance, née le 15 novembre 1962.
Ordonné prêtre depuis juillet 1989, j’ai exercé mes ministères partagés entre ma mission en paroisse et auprès de plusieurs Mouvements et Services d’Église. De 2011 à 2020, j’ai vécu une première expérience à la paroisse St Augustin. Après un départ de trois ans vers sept missions, me voici nommé parmi vous, pour vous et avec vous, curé de la paroisse.
Ma vie de foi est soutenue par la source de Dieu à laquelle je puise dans la prière, la Parole de Dieu et l’eucharistie, et m’abreuve de la spiritualité de saint Charles de Foucauld. Les rencontres humaines sont également pour moi un lieu de « visitation » où je me laisse éclabousser par la présence de Jésus, en me « plongeant » dans son mystère pascal de vie, de mort et de Résurrection.
Je n’oublie pas de me mettre humblement à l’écoute du Souffle de Dieu, c’est lui qui fait l’unité de ma vie, qui m’appelle à la conversion et me titille, pour m’économiser et garder du temps pour moi.
« Je suis venu pour que les êtres humains aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »
Ce verset de Jean 10, 10 me booste, je suis un gourmet et même un passionné de vie.
Très attentionné à l’actualité de notre humanité, entre beauté et souffrance, je me définis comme un positif réaliste aimant les balades en pleine nature (accessibles, c’est mieux !), la lecture, la création artistique, la rencontre de l’autre différent de moi, l’humour, etc.

Albert Kousbe est né en 1978 à Nango au Burkina Faso.
De 1999 à 2006, il fait ses études au grand séminaire. Il est ordonné prêtre le 1er juillet 2006 à Ouahigouya.
Sa devise sacerdotale est « Avec Toi Marie« .
De 2006 à 2008, il est professeur-éducateur au petit séminaire de Ouahigouya.
De 2008 à 2014, il est directeur diocésain de l’enseignement catholique de Ouahigouya.
De 2014 à 2021, il est curé de la paroisse Sainte Bernadette Soubirous de Boussou/Ouahigouya.
En septembre 2021, il est nommé prêtre auxiliaire de la paroisse Saint Augustin.
Il aime beaucoup la lecture et aller au cinéma. Il aime également jouer au football et faire de la marche.

Paul Bosse-Platière (né en 1937) est diacre depuis 1982. Marié à Brigitte ; ils ont cinq enfants et onze petits-enfants. Ancien journaliste et notamment informateur religieux à Ouest-France. Il a assuré pendant plusieurs années un service d’accompagnement spirituel.

Vincent Hallaire, né en 1954, a été ordonné diacre en 2013. Il est marié à Bénédicte, ils ont cinq enfants et treize petits-enfants.
Vincent était chercheur à l’INRAE. Il est aujourd’hui responsable diocésain du service de l’accompagnement spirituel. Sur la paroisse, il accompagne le groupe Présence.

Vincent Mahé a été ordonné diacre permanent le 1er mars 2020. Marié depuis 1998 avec Noëlie, il a 4 enfants.
Il est investi auprès des Collectifs du 6, rue de l’Hôtel Dieu, qui assurent une présence et un soutien auprès des personnes en grande précarité ou dans l’isolement.
Il travaille dans les laboratoires de recherche et développement d’Orange. Il est particulièrement sensible aux différentes formes d’exclusion numérique.
Depuis septembre 2024, il est délégué diocésain à l’œcuménisme.