Première lecture : « Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël » (2 R 5, 14-17)
Deuxième lecture : « Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons » (2 Tm 2, 8-13)
Évangile : « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)
Lors de notre week-end de rentrée du Conseil Pastoral et Paroissial, le samedi 13 septembre, nous avons pu écouter sœur Catherine nous parler de sa congrégation St Thomas de Villeneuve fondée en 1661 par un religieux des augustins.
Les sœurs qui appartiennent à cette congrégation ont décidé de conformer leur vie à la règle de Saint Augustin et à Rennes la plupart d’entre elles travaillent dans les soins aux personnes âgées.
Et cette sœur nous a dit une phrase qui a marqué plusieurs d’entre nous : “L’hospitalité commence par le regard.”
Pour permettre la rencontre, l’accueil véritable, il est essentiel de poser son regard sur la personne, pour l’accueillir telle qu’elle est et pas telle que nous souhaiterions qu’elle soit.
Et c’est encore plus vrai quand cette personne ne fait pas partie de notre milieu social, culturel, notre communauté religieuse, …
A l’époque de Jésus, il y avait aussi des groupes qui ne prenaient plus le temps de se regarder avec miséricorde : les juifs et les samaritains, les lépreux et les biens portants, les collecteurs d’impôts et les contribuables juifs.
Même encore aujourd’hui, qui a de l’affection pour les collecteurs d’impôts ?
Tous ces gens, à cause de leurs différences, ne se parlaient même plus. Pour les lépreux, ils ne pouvaient même plus s’approcher l’un de l’autre.
Alors vous savez peut-être qu’on dit de l’évangile de Luc qu’il est l’évangile de la miséricorde. Les 2 passages du bon Samaritain et des dix lépreux ne se trouvent que dans son évangile.
Et St Luc utilise ces figures des lépreux, des samaritains, pour nous passer un message clair : ce sont parfois ceux dont on s’éloigne le plus qui ont quelque chose à nous apprendre sur comment vivre les deux plus grands commandements selon Jésus (Luc 10, 27)
“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même.”
Le bon Samaritain (Luc 10, 30-35), montre une miséricorde concrète envers un homme blessé, alors que le prêtre et le lévite, figures respectées de la société juive, passent leur chemin. Le Samaritain agit avec compassion, soignant les blessures de l’homme et pourvoyant à ses besoins. Il incarne dans sa vie le commandement suprême “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”. Il représente l’outsider, celui que l’on n’attend pas, mais qui répond à l’appel de Dieu par des actes concrets.
Dans le récit des dix lépreux (Luc 17, 11-19), un Samaritain est le seul parmi les dix guéris à revenir rendre grâce à Jésus, reconnaissant la source divine de sa guérison.
Aux yeux de Jésus, la guérison de son âme semble d’ailleurs plus importante que la guérison de son corps. “Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé”.
Ce samaritain à incarné et incarnera désormais dans sa vie le plus grand des commandements : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute âme, de tout ton esprit”
Alors l’évangile d’aujourd’hui nous dit “Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.”
C’était déjà en soi une sorte de transgression des habitudes juives. Les juifs évitaient souvent de traverser la Samarie lors de leurs voyages entre la Galilée et la Judée, préférant contourner la région, même si cela rallongeait leur trajet.
Dans notre chemin vers Dieu, celui qui mène à la Jérusalem céleste, nous sommes nous aussi appelés à sortir des sentiers habituels pour nous laisser surprendre par ceux et celles
que nous évitons ou jugeons trop hâtivement.
L’évangile nous dit souvent que Jésus “posa son regard sur lui”. On imagine aisément que ce regard était un regard aimant, accueillant, rempli d’amour et de miséricorde.
Un regard qui relevait et qui disait à celui qui avait reconnu en Jésus la source de toute guérison : “Va, ta foi t’a sauvé !”
Alors la question qui se pose à nous aujourd’hui par rapport à ces textes c’est : quels sont ces samaritains à qui je ne parle même plus, ces lépreux que je considère comme des pestiférés peu fréquentables, toutes ces personnes aux marges de ma vie, sur lesquels Jésus veut poser son regard aimant ?
Est-il possible que son regard se manifeste dans mon regard ?

Je suis né en 1989 en République du Congo. Issu d’une famille croyante et pratiquante, je suis le troisième d’une fratrie de six enfants. Ma vocation à la vie sacerdotale est née très tôt, au sein du groupe des servants d’autel, alors que j’étais encore à l’école primaire.
Après avoir obtenu mon Brevet d’études du premier cycle (BEPC), je suis entré successivement au Moyen Séminaire en 2005, puis au Grand Séminaire de Philosophie en 2008, après l’obtention du baccalauréat, et enfin au Grand Séminaire de Théologie en 2011.
J’ai été ordonné diacre le 8 octobre 2016 et prêtre le 1er juillet 2017 à Brazzaville. De 2017 à 2023, j’ai exercé différents ministères pastoraux dans mon diocèse d’origine. En septembre 2023, j’ai été envoyé en mission pastorale dans le diocèse de Rennes.
Après trois années de ministère pastoral à la paroisse de Redon, je suis, pour cette nouvelle année pastorale, affecté à la paroisse Saint Augustin de Rennes comme prêtre étudiant et auxiliaire pastoral. J’assure également le service d’aumônier auprès de la communauté des Petites Sœurs des Pauvres.

Je suis né le 11 septembre 1969 à Léo au Burkina Faso
De 1993 à 2000 : Études au grand séminaire de Koumi au Burkina Faso
Ordination sacerdotale : 03 décembre 2000 à Bobo Dioulasso
Devise sacerdotale : « Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » Jn15,13
De 2000 à 2003 : Vicaire à la paroisse de Ténado.
De 2003 à 2006 : Vicaire à la paroisse de Zoula/Réo
De 2006 à 2010 : Directeur Diocésain des Moyens de Communication Sociale et Directeur de la Radio FM Notre Dame de la Réconciliation de Koudougou
De 2010 à 2013 : Vicaire et Curé de la paroisse de Latoden
De 2013 à 2017 : Vicaire à la paroisse cathédrale saint Augustin de Koudougou, et en 2014 nommé Aumônier militaire du diocèse.
De 2017 à 2025 : Directeur Diocésain des Moyens de Communication Sociale, Directeur de la Radio FM Notre Dame de la Réconciliation et Aumônier Militaire du diocèse.
De 2025 à 2026 : En mission Fidei Donum à Rennes dans la paroisse de Chateaubourg
Depuis le 01 septembre 2026 nommé prêtre Auxiliaire à la paroisse saint Augustin
Mes passions : la lecture, les voyages et découvertes

Je suis une personne handicapée physique de naissance, née le 15 novembre 1962.
Ordonné prêtre depuis juillet 1989, j’ai exercé mes ministères partagés entre ma mission en paroisse et auprès de plusieurs Mouvements et Services d’Église. De 2011 à 2020, j’ai vécu une première expérience à la paroisse St Augustin. Après un départ de trois ans vers sept missions, me voici nommé parmi vous, pour vous et avec vous, curé de la paroisse.
Ma vie de foi est soutenue par la source de Dieu à laquelle je puise dans la prière, la Parole de Dieu et l’eucharistie, et m’abreuve de la spiritualité de saint Charles de Foucauld. Les rencontres humaines sont également pour moi un lieu de « visitation » où je me laisse éclabousser par la présence de Jésus, en me « plongeant » dans son mystère pascal de vie, de mort et de Résurrection.
Je n’oublie pas de me mettre humblement à l’écoute du Souffle de Dieu, c’est lui qui fait l’unité de ma vie, qui m’appelle à la conversion et me titille, pour m’économiser et garder du temps pour moi.
« Je suis venu pour que les êtres humains aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »
Ce verset de Jean 10, 10 me booste, je suis un gourmet et même un passionné de vie.
Très attentionné à l’actualité de notre humanité, entre beauté et souffrance, je me définis comme un positif réaliste aimant les balades en pleine nature (accessibles, c’est mieux !), la lecture, la création artistique, la rencontre de l’autre différent de moi, l’humour, etc.

Paul Bosse-Platière (né en 1937) est diacre depuis 1982. Marié à Brigitte ; ils ont cinq enfants et onze petits-enfants. Ancien journaliste et notamment informateur religieux à Ouest-France. Il a assuré pendant plusieurs années un service d’accompagnement spirituel.

Vincent Hallaire, né en 1954, a été ordonné diacre en 2013. Il est marié à Bénédicte, ils ont cinq enfants et treize petits-enfants.
Vincent était chercheur à l’INRAE. Il est aujourd’hui responsable diocésain du service de l’accompagnement spirituel. Sur la paroisse, il accompagne le groupe Présence.

Vincent Mahé a été ordonné diacre permanent le 1er mars 2020. Marié depuis 1998 avec Noëlie, il a 4 enfants.
Il est investi auprès des Collectifs du 6, rue de l’Hôtel Dieu, qui assurent une présence et un soutien auprès des personnes en grande précarité ou dans l’isolement.
Il travaille dans les laboratoires de recherche et développement d’Orange. Il est particulièrement sensible aux différentes formes d’exclusion numérique.
Depuis septembre 2024, il est délégué diocésain à l’œcuménisme.