Les Enfants et les Jeunes

Responsables depuis le baptême

La communauté garde le souci permanent que chacun puisse trouver sa place, tant pour mener une réflexion que pour exprimer sa foi, sa vie, sa prière. C’est le cas en particulier pour les enfants et les jeunes qui sont, au même titre que les adultes, l’église d’aujourd’hui. La participation à l’équipe pastorale de deux jeunes, désignés par les 15-25 ans, en est une illustration.

Une proposition pour chaque âge

La petite enfance: l’éveil à la foi

Pour les plus jeunes (3 à 7 ans), des célébrations d’éveil à la foi, quatre à cinq fois par an, permettent de faire résonner la parole de Dieu avec leur vie. Certaines années, la réflexion menée en groupe par quelques parents permet à ces derniers de transmettre à leurs enfants, dans un langage simple, le message de l’amour de Dieu.

L’enfance: la catéchèse

Pour les enfants de 7 à 12 ans, la catéchèse paroissiale est souvent le premier lieu de leur expérience de foi et de communauté. Ils découvrent l’amour de Dieu à travers sa parole, ils s’initient à la prière et apprennent à reconnaître la présence de Dieu dans leur vie.

Un week-end par an, ils préparent et animent les célébrations de la grande assemblée avec les formes d’expression qui leur sont propres.

Certaines années, les enfants sont régulièrement invités à un temps de partage de la Parole au cours de la célébration du dimanche à 11 heures.

La célébration familiale de la veillée de Noël permet à tous les enfants de vivre la dimension spirituelle de cette fête.

L’adolescence: l’aumônerie

Pour les jeunes, la réflexion menée au sein des aumôneries (collèges et lycées) permet d’approfondir leur foi, de s’en approprier les mots et de la traduire dans leur vie quotidienne. Plusieurs fois par an, ils prennent en charge la préparation et l’animation des célébrations du week-end avec leurs expressions de la foi et tout ce qui les fait vivre.

 

Un chantier

Depuis longtemps la communauté de Saint-Augustin attache une grande importance à la manière de préparer et de célébrer les sacrements. Depuis des années, elle a fait ce double choix: s’appuyer sur l’engagement des baptisés et mettre en oeuvre une responsabilité missionnaire partagée par tous. Ainsi, tous ensemble, nous apprenons à vivre petit à petit le sacerdoce de tout le peuple des baptisés. «Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, bien qu’il y ait entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre» (Concile Vatican II, Lumen gentium, n° 10).

De plus, chacun le sait, le nombre des prêtres en France et les conditions d’accès au ministère ordonné posent aujourd’hui la question de la présidence des sacrements et des célébrations. Consciente de l’évolution inéluctable de la pastorale sacramentelle et liturgique dans les années à venir, la communauté a voulu imaginer les moyens qu’elle pourrait mettre en oeuvre demain pour que la communauté chrétienne puisse continuer à vivre.

En concertation avec les autorités diocésaines, elle a entrepris en 1995 une réflexion sur les célébrations: baptême, mariage, réconciliation, eucharistie et obsèques. A l’issue de deux années de travail, un document «Ministères et sacrements» a été élaboré.

En janvier 1997, il a fait l’objet d’une rencontre entre l’évêque, un vicaire épiscopal et l’équipe pastorale. Cette réunion était, dans l’esprit de l’équipe pastorale, une manière de vivre la coresponsabilité avec l’évêque. Depuis, la décision a été prise de proposer une formation à des personnes qui accepteront d’accompagner des familles en deuil et, pour certaines, de préparer et même de présider des obsèques. La réflexion se poursuit au sujet de la célébration des baptêmes.